Le computing quantique gagne du terrain en Europe

Google, IBM ou le géant Internet chinois Alibaba : Ce sont actuellement les grands noms qui se cachent derrière le computing quantique. Grâce à une initiative commune du Fraunhofer-Institut, dont le siège est à Munich, et d'IBM, le premier ordinateur quantique IBM en dehors des États-Unis a été créé en Allemagne. Nous montrons dans ce blog ce que signifie le computing quantique et comment la Bavière souhaite à l'avenir promouvoir cette technologie.

À quoi sert le computing quantique ?


La vitesse incroyable avec laquelle un ordinateur quantique peut effectuer des calculs, permet de nouveaux domaines d'application pour les ordinateurs. Jusqu'à maintenant, les ordinateurs arrivaient facilement à leurs limites notamment lors de calculs exponentiels qui sont nécessaires pour des simulations et l'intelligence artificielle. Par ailleurs, le computing quantique promet de nouvelles possibilités pour l'organisation et la structuration de grandes bases de données et pour le cryptage d'informations. C'est pourquoi, le computing quantique est une valeur inestimable pour les industries de la technologie d'information ainsi que du traitement de données et pour la recherche. De nombreuses applications possibles de l'intelligence artificielle ne sont réalisables efficacement qu'avec des ordinateurs quantiques, car les ordinateurs courants ne disposent pas d'assez de puissance. Au temps de la numérisation croissante, les nouveaux ordinateurs deviendront indispensables.


Le computing quantique est le thème de l'avenir


Digital Life Design, en abrégé DLD, est une des conférences sur l'innovation leader dans le monde qui a été créée à Munich en 2005 et possède désormais des filiales dans le monde. La DLD a réuni entre les 18 et 20 janvier 2020 dans la capitale bavaroise (Munich) plus de 1 200 invités de 50 pays qui ont discuté des nouvelles tendances en termes de numérisation. La même chose plusieurs fois sur le calendrier : Le thème computing quantique et ses domaines d'application. Pour mettre en avant les avantages du paysage scientifique européen et les marchés industriels, nous avons organisé un panel d'experts d'Invest in Bavaria avec London & Partners sur le DLD qui traita intensivement du computing quantique. Les commentateurs invités étaient Torsten Siebert (Fraunhofer Institut), Ian Walmsley (Imperial College London), Sebastian Luber (Infineon Technologies) et Ignacio Cirac (Institut Max-Planck de recherche quantique).

Panel avec le sujet « A Quantum (Computing) Leap in European Collaboration » sur le DLD 20 à Munich. Les commentateurs invités étaient Torsten Siebert (Fraunhofer Institut), Ian Walmsley (Imperial College London), Sebastian Luber (Infineon Technologies) et Ignacio Cirac (Institut Max-Planck de recherche quantique). Laura Citron de London & Partners a pris en charge l'animation.

Tous les experts s'accordaient à dire qu'il fallait coopérer au niveau européen sur le terrain du computing quantique.

Ian Wamsley en a résumé l'essentiel. Il compara la chasse à la technologie quantique avec la course à l'espace dans les années soixante, quand il s'agissait d'être la première nation à atterrir sur la lune. Les experts s'accordaient à dire que la collaboration figure aujourd'hui au premier plan contrairement à l'époque.

IBM et la Fraunhofer-Gesellschaft se sont également engagés dans cette voie. Avec plus de 26 000 collaborateurs, la Fraunhofer-Gesellschaft est l'un des instituts de recherche en sciences appliquées le plus grand en Europe. Le siège de la centrale est à Munich. En automne de l'année dernière, IBM et Fraunhofer annonçaient, d'une initiative commune, vouloir poursuivre le développement du computing quantique en Europe. Les deux partenaires unissent des objectifs très pratiques : ils veulent ensemble rendre possible l'utilisation ciblée d'ordinateurs quantiques dans l'industrie. Pour ce faire, IBM met à disposition son « IBM Q System One », un des meilleurs ordinateurs quantiques au monde, et ce en Allemagne. Ce sera le premier ordinateur au monde hors des États-Unis se basant sur la technologie quantique. L'ensemble du projet est coordonné par la Fraunhofer-Gesellschaft. Sous le même toit du « Fraunhofer Center for Quantum Computing » (en français : Centre Fraunhofer pour computing quantique), ces partenaires vont former une société de chercheurs, de développeurs, d'experts informatiques ainsi que d'utilisateurs et de décideurs industriels. De cette manière de nouvelles possibilités du computing quantique fusionneront sans détour dans l'industrie et l'économie avec les objectifs directs d'application.

Un partenariat avec le monde politique, économique et de la recherche promeut le computing quantique


Entre 2018 et 2022, l'Allemagne met à disposition quelque 650 millions d'euros pour favoriser la recherche et le développement de la technologie quantique. L'Allemagne n'est donc pas seulement le plus fort promoteur en Europe, mais également la troisième force au monde. L'État libre de Bavière investit lui-même pour les années à venir 72 millions d'euros dans la recherche et le développement du computing quantique.

Il se passe des choses en Bavière pour accélérer la recherche, le développement et l'application de la technique quantique révolutionnaire. Nous venons de parler du partenariat d'IBM et de la Fraunhofer-Gesellschaft qui ont apporté le premier ordinateur quantique hors des États-Unis en Allemagne et uni des partenaires établis du monde de la recherche et de l'industrie. MCQST doit aussi être évoqué : Le Munich Center for Quantum Science and Technology. Ce dernier est un pôle qui a été créé en janvier 2019. Les principaux acteurs sont les deux universités de renom, l'université technique de Munich (TUM) et l'université Louis-et-Maximilien de Munich (LMU), ensemble avec la société Max-Planck. Le MCQST s'est donné comme objectif de créer en Bavière un centre d'experts interdisciplinaire leader dans le monde consacré au computing quantique.

Wurtzbourg lance également la recherche dans le computing quantique. Un institut de recherche y a vu le jour qui veut mettre des isolateurs topologiques en application. Le moteur qui se cache derrière est l'université de Wurtzbourg Julius-Maximilians-Universität (JMU). La base d'un ordinateur quantique sont les bits quantiques qui présentent toutefois une durée de vie extrêmement courte et se sont montrés que peu concluants. L'utilisation d'isolateurs topologiques pourraient se montrer d'une grande aide. L'État libre de Bavière promeut la structure et l'exploitation du « Institute for Topological Quantum Computing » au cours du Hightech Agenda Bayern.

Les exemples montrent qu'en Bavière des aides publiques, un contexte théorique des sciences et une application pratique de l'industrie se rassemblent et travaillent main dans la main afin de promouvoir le computing quantique.


L'avenir de la Bavière est prometteur


Des études montrent le caractère prometteur de la Bavière en tant que lieu d'implantation d'entreprises intersectoriel. Prognos Zukunftsatlas examine tous les 3 ans les régions viables à l'avenir. Il voit l'État libre comme une place économique projetée vers l'avenir avec un potentiel de développement quasi illimité et une position de départ exceptionnelle. C'est vrai pour les entreprises qui sont déjà installées, mais aussi pour celles qui viendront encore s'implanter.